Harlem Désir : « l'UMP en particulier a un problème avec l'indépendance de la justice»

Publié le par section PS de Chelles

Harlem Désir était, ce lundi, invité de Christophe Barbier sur le plateau de la matinale d'iTélé. A cette occasion, le Premier secrétaire du PS est revenu sur la proposition de loi d'aministie sociale examinée cette semaine par les députés et la tentative d'intimidation des magistrats par les députés UMP, en particulier Henri Guaino.

 

Une pression inacceptable sur la justice

Harlem Désir a débuté l'interview en réagissant à l'affaire Guaino. Celui-ci avait déclaré le mois dernier que le juge Jean-Michel Gentil avait «déshonoré la justice» suite à la mise en examen de Nicolas Sarkozy pour «abus de faiblesse » dans le dossier Bettencourt. Il a également fait savoir lors de ces derniers jours qu'il n'avait pas l'intention de répondre aux questions de la police chargée de l'enquête préliminaire sur cette affaire. Enfin, Heanri Guaino a reçu le soutien d'une centaine de députés de l'opposition qui persistent à affirmer dans une pétition que le «juge Gentil a déshonoré un homme, a déshonoré les institutions et a déshonoré la justice».

Harlem Désir a estimé que la situation dans les rangs de l'UMP était extrêmement grave:

"Je leur demande de cesser de faire pression sur la justice. [...] Monsieur Guaino devrait s'en tenir au principe élémentaire de nos institutions: la séparation des pouvoirs. Là il est en pleine confusion, c'est une sorte de berlusconade"

L'amnistie sociale n'est pas l'amnistie de violences contre les personnes

La proposition de loi amnistiant les faits commis lors d'actions syndicales sera examinée ce jeudi 16 mai. Le Premier secrétaire a considéré qu'il ne devait «pas y avoir d'amnistie de violences contre les personnes, contre les policiers, contre les personnels des entreprises, ni de la casse de l'outil de travail». Et d'expliquer que seuls le respect de la Loi républicaine et surtout le dialogue social éviteront la violence dans les conflits sociaux.

 

Le retour de Jérôme Cahuzac en politique serait «un grave manque de dignité»

Enfin, interrogé l'éventuel retour en politique de l'ex-socialiste Jérôme Cahuzac, H. Désir a jugé qu'il s'agirait d'un «grave manque de dignité par rapport à l'engagement qu'il a pris de tirer toutes les leçons de la faute qu'il a commise et de ses mensonges», précisant:

"Ce serait une grave erreur, un grave manque de lucidité sur son rapport aux Français"

Le Premier secrétaire a ajouté en outre que si l'ancien ministre du budget revenait à l'Assemblée nationale, il «serait un homme seul, qui ne pourrait pas retrouver sa place dans le groupe socialiste» a conclu Harlem Désir.

 

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