Petits arrangements et conséquences dramatiques.
Certains comportements contribuent à alimenter la perte d‘intérêt dont souffre aujourd’hui l’engagement politique. Ce discrédit, qui frappe principalement les partis républicains, se traduit par l’abstention ou le vote en faveur de l’extrême droite au détriment de nombre d’élus qui, pour l’immense majorité d’entre eux, font leur travail en toute honnêteté dans le seul intérêt de leurs concitoyens.
Lorsque que le Front National flirt avec les 20% au premier tour de l’élection municipale et arrive en tête lors des élections européennes, force est de constater que Chelles n’échappe malheureusement pas à la règle.
Les récentes révélations autour de l’affaire Bygmalion (ayant conduit à la démission de toute l’équipe dirigeante de l’UMP) ne seront évidemment pas sans effets dans ce domaine et les modalités de départ de certains membres du cabinet de Jean-François Copé, au-delà de leur immoralité, frisent l’indécence.
Ainsi, la nouvelle selon laquelle Brice Rabaste (récemment élu maire de Chelles et ancien chef de cabinet de monsieur Copé) devait toucher une prime de départ de 15 000 euros ne peut qu’alimenter, à l’échelle de notre ville, ce sentiment de rejet évoqué précédemment.
Au-delà de ces primes à la moralité douteuse qui concernent le cabinet de Jean-François Copé, il serait intéressant - lorsque l’on sait que ce dernier, pour se dédouaner de toute responsabilité dans l’affaire des fausses factures, a directement mis en cause son entourage proche - de savoir ce qui est réellement récompensé par celles-ci et ce que les personnes concernées savaient.