INTELLIGENCE et HONNETETE ?
Nous pouvons admettre ou non que le président de la République doit être préservé de toute action juridique qui pourrait l’empêcher de poursuivre son action à la tête de l’Etat. Si nous l’admettons, ce qui n’est pas irrémédiable, nous devons espérer qu’il fera usage de cette exception avec honnêteté et intelligence. L’honnêteté qui ne devrait pas être contestée à l’égard du premier personnage de l’Etat, est constitutionnellement garantie par la séparation des pouvoirs exécutifs et judiciaires. Un ex ministre de l’intérieur, en charge de préparer la campagne du supposé candidat Nicolas SARKOSY , nous prouve par ses interventions téléphoniques qu’il a eu accès à des informations protégées par le secret de l’instruction. Il semble qu’il les aurait utilisées pour informer l’intéressé des conséquences sur l’évolution de son dossier. Brice HORTEFEUX, qui ne fait plus partie du Gouvernement, aurait donc eu accès et utilisé des informations pour empêcher leur impact sur l’image d’un supposé futur candidat à l’élection suprême, et non pour protéger l’Etat. Le renseignement peut être utile s’il est pratiqué, et utilisé intelligemment pour servir l’Etat. Comment peut-on imaginer qu’un ex ministre de l’intérieur puisse se faire piéger par des appels sur un téléphone portable d’un gardé à vue qui n’aurait pas du garder son téléphone pendant la procédure ? Pire, le président lui-même conteste son implication, en invoquant qu’il n’est pas cité dans les rapports d’audition des gardés à vue, ce qui laisse penser que le secret de l’instruction aurait la encore été violé. Nicolas SARKOSY et Brice HORTEFEUX sont ils si dangereusement naïfs ou malhonnêtes ? Nous sommes à la veille d’un choix important pour la gouvernance de notre Pays. Nous devons nous poser la question de savoir si nous pouvons continuer à faire confiance à des hommes qui pourraient nous tromper en utilisant des pouvoirs illégaux, et si peu intelligents qu’ils nous considèrent comme des imbéciles malléables à souhait. Notre honnêteté et notre intelligence collectives nous incitent à user d’un pouvoir plus fort, celui des urnes.
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