QUAND FRANCOIS HOLLANDE REPOND A SARKOZY…..

Publié le par section PS de Chelles

85344 francois-hollande-le-17-mars-2011-a-tulleDevant les 4 000 personnes rassemblées dans la joie et la bonne humeur à la halle Freyssinet (Paris), François Hollande avait salué « les piétons de mai 68, qui marchaient la tête dans les étoiles [et qui] avaient compris qu'il fallait changer », dans une « société étriquée, archaïque ». Il ajouta : « Leur utopie, c'était celle d'une société fraternelle qui puisse respecter l'Homme et la nature, et refuse de faire de la prospérité matérielle la mesure de toute chose ».


En présence d’un Stéphane Hessel conquis, il déclara : « A toute époque, il convient d'entendre les indignés. Ils n'ont pas d'âge, ils sont simplement des hommes, des femmes, qui considèrent qu'à un moment, quand trop de désordre, quand trop d'injustices, quand trop de conservatismes de toutes sortes menacent, il faut se lever. »


François Hollande a répondu  à Nicolas Sarkozy qui, lors de sa campagne présidentielle en 2007, avait fustigé « l'héritage » du mouvement soixante-huitard. « Et dire [qu'il] voulait en finir avec mai 68. Quelle faute ! » s’était exclamé François Hollande.


« Ne le blâmez pas, il avait mon âge à cette époque, et ce fut peut-être une cruauté pour lui de supporter tout cela ». « Mais quelle faute, quelle faute de vouloir occulter les aspirations de la jeunesse ! », continua François Hollande porté par l’histoire.


Dans son discours d'entre-deux tours, le 29 avril 2007 au palais omnisports de Paris Bercy, Sarkozy s'était longuement attardé sur mai 68. L'occasion pour lui de développer sa volonté de liquider « l'héritage » soixante-huitard.


Selon Nicolas Sarkozy, mai 68 avait « imposé le relativisme intellectuel et moral », « introduit le cynisme dans la société et dans la politique », « liquidé l'école de Jules Ferry » ou encore « abaissé le niveau moral de la politique ». « Les héritiers de mai 68 avaient imposé l'idée que tout se valait, qu'il n'y avait donc désormais aucune différence entre le bien et le mal, entre le vrai et le faux, entre le beau et le laid ».


Ces mêmes héritiers du mouvement social qui « criaient : 'CRS = SS', prennent systématiquement [aujourd'hui] le parti des voyous, des casseurs et des fraudeurs contre la police », avait déblatéré Nicolas Sarkozy. Dans sa haine des avancées soixante-huitardes, Sarkozy poursuivit : « Écoutez-les, les héritiers de mai 68, cultiver la repentance. Je déteste la repentance car je suis fier de l'histoire de France. Je veux tourner la page de mai 68 une bonne fois pour toutes. Mais il ne faut pas faire semblant. Il ne faut pas se contenter de mettre les drapeaux aux fenêtres le 14 juillet et de chanter la Marseillaise à la place de l'Internationale. »


« On a supprimé les notes pour pas traumatiser, on a supprimé les classements, moyennant quoi on a supprimé tous les repères, toutes les valeurs. (...) Je veux tourner la page d'une école de l'égalitarisme, du nivellement et de l'assistanat. », compléta Sarkozy dans ses diatribes injustifiées contre mai 68.


Dès le lendemain de ce discours à contre-courant des réalités sociétales, François Hollande, alors premier secrétaire du PS, avait dénoncé « une démarche de régression, pour ne pas dire de réaction ». « Ce n'est pas la société de demain que prépare Nicolas Sarkozy (...) c'est la société d'hier ou d'avant-hier », avait ajouté François Hollande.


Enfin, c’était l’occasion pour François Hollande, à travers son discours de Freyssinet, d’exprimer avec force le sens du progrès social et de solidarité qu’il entend porter durant cette campagne.

 

 

 

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